dimanche 25 avril 2010

"Mammuth"



Benoît Delepine & Gustave Kervern, piliers de Groland, nous livrent leur dernier opus.

La présence au générique de G. Depardieu et les apparitions d'I. Adjani et de A. Mouglalis ont permis de générer un buzz très favorable que la critique a amplifié.

Je suis resté un peu sur ma faim. L'oeuvre est beaucoup corrosive que leurs dernières réalisations et tombe souvent dans la facilité.

Au moins, cela a permis d se faire connaître d'un public généralement plus rétif à ce type d'humour.

samedi 17 avril 2010

"Green Zone"



Paul Greengrass s'offre une nouvelle collaboration avec Matt Damon après la série, apparemment interrompue, des "Jason Bourne".

Ce film dénonce la manipulation exercée par Washington lors de son entrée en guerre contre l'Irak qui s'appuyait alors sur la présence d'armes de destruction massive qui, en réalité, n'ont jamais existé.

Se voulant un quasi-documentaire, ce film est tournée comme un thriller avec des scènes d'action "réalistes" très bien faites. D'aucuns peuvent trouver le montage trop rythmé.

Les personnages manquent malheureusement de consistance, même si leur jeu n'est pas à remettre en cause. Le parti pris d'un héros sans peur ni reproche ôte une certaine crédibilité au message en renvoyant à une logique bipolaire trop simpliste.

Un dernier mot, quand même, sur cette faculté qu'ont les Américains à pouvoir tourner des films aussi critiques sur leur histoire récente. Nous ferions bien de nous en inspirer ...

jeudi 15 avril 2010

Jean-Guihen Queyras au TCE



Hier soir, j'ai eu le plaisir d'aller au Théâtre des Champs-Elysées écouter Jean-Guihen Queyras interprêter les fameuses Cello Suites de Bach pendant plus de 3 heures.

Sans partition, les yeux fermés, faisant corps avec son instrument, le jeune virtuose a joué avec un brio et une émotion rares.

J'ai vécu un très grand moment qu'il est difficile de décrire ...

lundi 5 avril 2010

"The Ghost Writer"



En pleine tourmente judiciaire personnelle, Roman Polanski livre son dernier film qui s'inscrit dans la continuité de son oeuvre. Romanesque, politiquement engagé, trouble et angoissé, ce film peut difficilement être catégorisé.

Ewan McGregor, pour une fois bien dirigé, entre dans l'intimité d'un ex-Premier ministre britannique, réfugié sur une île près de Boston, dans une villa ultra-moderne, battue par les vents et la pluie, afin de rédiger ses mémoires.

Très vite, il va se trouver piégé dans cet univers paranoïaque et décadent. L'histoire ne présente d'intérêt que parce qu'elle est servie par une mise en scène particulièrement élégante et porteuse de sens. C'est là où l'on reconnaît la patte d'un grand réalisateur.

L'intrigue, finalement, ne m'a pas beaucoup accroché : le vrai-faux naïf va se laisser entraîner dans une succession de coups de théâtre et de découvertes, vraies et fausses, pour arriver à une fin qui manque un peu de panache.