
En pleine tourmente judiciaire personnelle, Roman Polanski livre son dernier film qui s'inscrit dans la continuité de son oeuvre. Romanesque, politiquement engagé, trouble et angoissé, ce film peut difficilement être catégorisé.
Ewan McGregor, pour une fois bien dirigé, entre dans l'intimité d'un ex-Premier ministre britannique, réfugié sur une île près de Boston, dans une villa ultra-moderne, battue par les vents et la pluie, afin de rédiger ses mémoires.
Très vite, il va se trouver piégé dans cet univers paranoïaque et décadent. L'histoire ne présente d'intérêt que parce qu'elle est servie par une mise en scène particulièrement élégante et porteuse de sens. C'est là où l'on reconnaît la patte d'un grand réalisateur.
L'intrigue, finalement, ne m'a pas beaucoup accroché : le vrai-faux naïf va se laisser entraîner dans une succession de coups de théâtre et de découvertes, vraies et fausses, pour arriver à une fin qui manque un peu de panache.

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